Récemment, on m'a "remerciée" avec les formes au travail. Il n'y aurait plus assez de sous pour me payer à dépenser tout l'argent de l'entreprise. Vous vous rendez
compte ? Trois ans à faire un travail qui ne sert à rien (qu'est ce qu'on a pu me la répéter celle là), et on ne m'a pas virée avant ? Mon employeur a donc été sympa avec moi de ne pas aller
grossir les rangs du chômage. Enfin, c'est pour bientôt car en juillet (enfin plutôt août, d'abord partir en vacances à l'autre bout du monde !) je viendrai m'aligner avec tous les autres, devant
mon bureau local de l'ANPE, en attendant sagement l'offre maudite.
Oui, l'offre maudite. En effet, la nouveauté qu'essaye de faire accepter par l'Assemblée Nationale le ministère de l'emploi, serait de forcer les gens à prendre des emplois pour lesquels ils
auraient de vagues qualifications, même si ça paye moins que l'emploi précédent. Même si vous habitez à 2h de là. Si vous vous permettez le luxe de refuser deux fois, vous verriez vos allocations
chômage suspendues.
Alors qu'on nous râbache les oreilles avec la baisse du pouvoir d'achat depuis le début de l'année... Il paraîtrait même qu'on connaîtrait la plus forte baisse depuis 1955, ma bonne dame !
Expliquez-moi alors la logique de ce raisonnement : déjà qu'on se prostitue tous les jours (ben oui, travailler pour gagner de l'argent c'est un peu ça quelque part, non ?), mais en plus on doit le
faire sans rechigner, aller jusqu'à faire 2h de trajet pour y aller et se faire enfler. J'adore la logique gouvernementale, surtout après leur "travaillez plus pour gagner plus".
Il faudrait plutôt se demander comment adapter le chômage, au vu des évolutions du marché du travail (précarité, sous emplois...) avant de se demander quelle forme d'offre d'emploi peut être
valable. Ou pas.